
Dans un communiqué du 7 janvier 2025, le groupe d’élu-es au conseil départemental, “Isère Écologie et Solidarités”, salue l’engagement de poursuites judiciaires et continue d’exiger transparence, justice et indemnisation des victimes !
« Le groupe Isère Ecologies et Solidarités salue la décision du Procureur de la République de Grenoble d’engager des poursuites judiciaires afin d’établir les responsabilités dans l’effondrement de la carrière de La Rivière.
Dès le 2 mai 2025, nous avions saisi les autorités compétentes et transmis, dans les mois qui ont suivi, des documents et informations qui ont donc été pris en compte et ont contribué à l’ouverture de cette procédure, indispensable pour l’établissement de la vérité sur les causes et les conséquences de cette catastrophe due à des erreurs graves.
Cette grave atteinte à l’environnement a généré et continue de générer des préjudices considérables pour les habitants, les agriculteurs, les entreprises, les services publics des 14 communes impactées.
Nous regrettons que la majorité départementale ait attendu plus d’un an après l’effondrement de la Carrière de La Rivière avant de déposer plainte contre X, ne le faisant qu’à la suite des nombreuses sollicitations de notre groupe Isère Ecologie et Solidarités, et longtemps après qu’une enquête préliminaire ait été engagée par le Parquet de Grenoble. Nous soutenons les collectivités territoriales et des associations qui ont porté plainte pour que les victimes soient indemnisées.
Nous demandons à la préfecture d’accélérer le traitement de ce dossier et de publier les rapports d’expertise que la société Carrière de La Rivière devait remettre successivement pour le 19 novembre 2024, puis le 31 décembre 2024, et désormais le 31 décembre 2025. Ces études qui doivent « définir (..) les mesures nécessaires à mettre en œuvre pour la sécurisation et le traitement des instabilités impactant le périmètre de la carrière » sont indispensables pour sécuriser les lieux et reconstruire la RD 1532 ensevelie par l’effondrement.
Nous réitérons notre demande d’informer clairement les habitants et agriculteurs sur leurs droits et les dispositifs d’indemnisation.
Nous continuons également de demander à ce que le concessionnaire de l’A49, qui se trouve être Eiffage (via sa filiale AREA), groupe qui exploite la carrière qui a enseveli la RD 1532, prenne en charge la gratuité de la portion d’autoroute entre St Marcellin et Voreppe. En effet, AREA, la filiale qui exploite les 409 km d’autoroute en Rhône-Alpes, dont l’A49, a versé 279,2 M€ (!) de dividendes à Eiffage en 2024, soit 2,5 fois le budget Routes du Département de l’Isère.
Nous restons mobilisés pour la transparence, la justice et la protection des habitants et de l’environnement. »
Mots-clefs : écologie, isère, justice, risques majeurs, solidarité
